Analyse métier: le webmestre éditorial face aux évolutions de la presse

Une analyse, publiée en juillet 2009 par la banque helvétique Crédit Suisse, suggérait aux investisseurs de se pencher sur le secteur des médias en accroissant son appréciation sur les valeurs de ce secteur. Confrontés à la menace représentée par Internet, les groupes de presse professionnelle sont les plus dynamiques de leur branche en termes de diversification numérique, en réalisant près de la moitié de leur chiffre d’affaires sur la Toile. La moyenne pour le secteur des médias s’élève à 13% : la presse spécialisée est donc, de manière globale, en avance.

Celle-ci ne s’est toutefois pas concrétisée sans difficultés, l’émergence d’un nouveau support provoquant des craintes de concurrence, voire de cannibalisation, de ce média par rapport à ceux déjà installés : la nouveauté, si elle représente un moyen de diversification, n’en demeure pas moins un élément d’incertitudes et d’incompréhensions, d’où la nécessité pour les professionnels du Web et investis sur la Toile d’expliquer en permanence les travaux accomplis. Nécessitant des moyens, qui pourraient être alloués aux publications existantes, le support Web obéit à un fonctionnement particulier nécessitant l’adaptation, la création ou la disparition de professions. Sur Internet, si le journalisme demeure un des fondements en termes de production de contenus, l’impression et la fabrication s’estompent au profit de webmestres, d’intégrateurs ou de graphistes, certains métiers trouvant un débouché sur la Toile et d’autres nécessitant une reconversion. Lire la suite

Presse: le web vu par le print… ou presque

Une batterie de questions permet de mettre en exergue les problèmes posés par la déclinaison des titres de presse sur la Toile.

Un carnet de réflexions posté par un professeur de l’Ecole de journalisme de Sciences-Po, désormais reconnue par la profession, me permet d’aborder une question à la fois délicate compte tenu de mon emploi au sein d’une rédaction web partageant la même marque qu’un magazine… mais essentielle pour l’avenir du contexte au sein duquel j’évolue.

Si la séparation des rédactions semble, aujourd’hui, un moyen efficace pour dissocier les différents temps et techniques d’écriture, la question de leur collaboration reste néanmoins posée, l’enjeu étant de faciliter les échanges, aussi bien pour le lecteur que pour le journaliste, d’un support à l’autre. “Pouvez-vous imaginer qu’il existe un socle dur où le journalisme imprimé pourra résister sans que le numérique emporte tout ?“, s’interrogent Jean-François Fogel, professeur associé, et ses étudiants. La logique de territoires tend à s’effacer, le Web constituant davantage un relais de croissance qu’un rouleau compresseur pour les éditions imprimées. La question a aussi pour but de répondre aux problématiques posées par Eric Scherer, en charge du programme MediaWatch à l’AFP, dans une récente publication. Lire la suite

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