Les agrégateurs, ou comment enrichir sa veille… avec précaution

Article source:
Agrégateurs de presse: la course aux services

Archimag, Octobre 2009 – Christophe Dutheil

Synthèse:

Les professionnels des bases de données font évoluer leur offre face à la profusion d’informations et d’outils disponibles gratuitement sur le Net.

Au-delà de Netvibes ou de Google News, de nombreux agrégateurs de flux sont spécifiquement destinés à la presse. Des solutions professionnelles permettent de retrouver directement les titres des principaux sites d’information. Des services à forte valeur ajoutée émergent face aux offres gratuites particulièrement répandues mais limitées dès que l’usage s’intensifie ou pour obtenir davantage d’informations sur les sources.

Dénicher les techniques de veille les plus pertinentes est une fonction essentielle du documentaliste ou du gestionnaire de l’information. Toujours à l’affût de nouveautés et soucieux d’enrichir ses connaissances, il s’informe sur les évolutions de son activité. Dans la presse, la notion de veille est d’autant plus importante qu’elle est à l’origine des contenus produits et publiés.

Aujourd’hui, chaque internaute peut composer son propre panel de sites, dont il surveillera les mises à jour par le biais des flux et des agrégateurs, ou des plus traditionnelles newsletters. Ces outils de veille, ouverts à tous, ne sont plus suffisants pour tout professionnel dont l’information a des conséquences sur son activité dans l’entreprise. La presse tente certes de développer des services à forte valeur ajoutée (les éditoriaux des Echos tout au long de la journée, l’information financière sur les smartphones avec Wansquare et Le Figaro), mais ces nouveautés ne sauraient compenser le besoin constant de nouvelles réactualisées.

Une vérification des sources a priori

Le principal problème des techniques d’agrégation de contenus ou d’abonnement direct à un site/une liste de diffusion réside dans la pertinence des sources à long terme et surtout sur leur fiabilité. A l’heure où chacun peut créer, publier voire vendre des contenus, il s’avère parfois difficile de distinguer un post d’un simple internaute de celui d’un journaliste dont la tâche est notamment de recouper et de vérifier l’information. Des fonctions qui peuvent être effleurées par les internautes, qui disposent par le biais du Net d’une immense « agence de presse » gratuite.

Dans ce contexte, les entreprises chargées de la veille sont passées “de l’analyse quantitative des contenus à une analyse qualitative“, expliquait récemment à Archimag Nicolas Jaunet, de l’Argus de la Presse. Dow Jones Factiva met aujourd’hui en avant les avantages non-négligeables du recours à un service professionnel: quid des conséquences d’une information erronée sur l’activité de la firme ? Pour mieux contrôler l’information qu’il centralise, Factiva intègre désormais les articles des publications du groupe, parmi lesquelles le prestigieux Wall Street Journal. Lexis Nexis recense pour sa part « plus de 36.000 sources ».

De quoi constituer une base de données où le maître-mot n’est plus seulement l’exhaustivité, mais aussi la qualité.

Netvibes, Google Reader Yahoo!Actualités, … Bases de données: Dow Jones Factiva, Lexis Nexis…
Sélection des sources Effectuée par l’internaute avec d’éventuelles suggestions (annonceurs principalement) Panel de sources sélectionnées par l’éditeur (notamment sur des critères économiques et commerciaux), sans possibilité d’en ajouter Panel de sources sélectionnées par l’éditeur
Vérification des sources a priori ou a posteriori Consultation des sites par l’utilisateur, +/- averti Signature d’un contrat au préalable. Pas de vérification du flux d’infos: publication automatique (possiblité de retrait d’informations ou d’intervention manuelle)
Vérification a priori, mais pas de chaque article. Possibilité d’exceptions
Exploitation de l’information Non-thématique initialement: classer ses flux et consulter chaque article sur le site source En consultation sur le site ou renvoi vers le site de l’éditeur selon les accords; débouchés payants ou non (LesEchos.fr,…) Directement sur le service, dans une interface dédiée type base documentaire

Franck Stassi

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