Dématérialisation: les risques de fuites de données s’accroissent

1,9 million d’euros par an : le coût provoqué par la perte de données au sein des entreprises françaises semble à première vue particulièrement faible, mais recèle des conséquences importantes pour les firmes concernées. Une étude menée sur 17 entreprises (15 privées et deux publiques), sur un volume allant jusqu’à plus de 57.000 dossiers pour certaines structures, met en exergue les conséquences d’une violation ou destruction d’informations, un enjeu amené à s’amplifier compte tenu de la dématérialisation de plus en plus poussée des documents. Lire la suite

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Numérisation de livres: Google pris en étau

Si le coeur de métier de Google, à savoir la recherche, n’est pas directement visé, les services connexes proposées par la firme californienne le sont en revanche. Plus que l’offre proposée, c’est la méthode employée par le géant de l’internet qui fait débat.

Et une de plus ! En assignant fin mars Google en justice, Gallimard ajoute à la longue liste des plaintes dressées contre le géant de la recherche Web une nouvelle requête, toujours tournée contre son service d’indexation de livres directement numérisés par l’entreprise. Google Books – ou Livres, en français -, c’est son nom, propose d’effectuer des recherches sur l’intégralité du texte de 7 millions de livres. L’ambition affichée est de mettre à disposition l’ensemble de l’information disponible, qu’elle soit nichée sur le Web, au sein d’ouvrages ou sur d’autres supports. Cet objectif, si utopique soit-il, constitue le parchemin de ses fondateurs depuis le lancement de l’entreprise en 1998.

Aujourd’hui, cette feuille de route n’est nullement remise en cause… mais la méthode employée pour y parvenir fait en revanche polémique. Son programme de numérisation d’ouvrages en constitue la partie la plus visible: au nom de la « libre disponibilité du savoir”, d’importantes quantités de livres, pas forcément tombés dans le domaine public, ont été scannés et mis en ligne de manière unilatérale, contrevenant à une règle pourtant connue de tous: les droits d’auteur. Des accords a posteriori doivent être conclus ou, dans le meilleur des cas, des appels d’offres décrochés auprès de bibliothèques. Un schéma fragile qui ne permet pas la légalité de la totalité des agissements de la firme.

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